mercredi 4 juillet 2012

Le Pays des Cerisiers, Fumiyo Kouno



L'histoire

Sans tout dévoiler, ce one-shot parle de l'après-guerre à Hiroshima en racontant le quotidien de ses habitants à travers deux histoires, celle de Minami dix ans après l'explosion de la bombe et celle de Nanami 30 ans après...

Mon avis


Grâce au Masse Critique spécial BD de Babelio, j'avais découvert cette mangaka au joli coup de crayon avec Une Longue Route (critique que vous pouvez retrouver ici) et j'avais aimé son univers et ses dessins. Voyant le manga sur les étagères de ma bibliothèque, je me suis aussitôt plongée dedans, une fois rentrée chez moi.

La première histoire m'a bouleversé par sa fin abrupte à laquelle je ne m'y m'attendais pas du tout, j'y pense encore et y trouve encore des échos dans l'actualité d'aujourd'hui avec Fukushima. L'histoire d'une jeune fille qui tente d'oublier les terribles instants, qui suivirent l'explosion de la bombe à Hiroshima et qui essaie de vivre une vie normale, malgré le sentiment de culpabilité (Pourquoi eux?). On voit les effets inscrits dans l'esprit des habitants, mais aussi dans leur chair. C'est très émouvant, mais raconté d'une façon simple sans jamais tomber dans le larmoyant.

La deuxième histoire nous transporte de nombreuses années plus tard. Plus joyeuse, elle raconte le quotidien de Nanami à Tokyo, qui ne connaît pas le passé douloureux de sa famille. Cette histoire m'a moins touché que la première, avec quelques petits défauts au niveau du dessin (les personnages ne vieillissent pas et il est difficile de voir le saut dans le temps).

A la fin, l'auteur explique comment ce manga est né. Elle explique qu'elle est née et a grandi à Hiroshima, mais qu'elle ne descend pas d'une famille victime de la bombe. Elle raconte ses peurs face à ce sujet qu'elle n'a jamais osé traité, ses interrogations. Cette postface donne tout son sens à ce joli manga plein de poésie sur un sujet difficile, mais traité tout en délicatesse.

Je ne peux que vous conseiller ce manga rien que pour la force de sa première histoire (j'avais la gorge serrée à la fin).

1 commentaire:

  1. Je l'avais déjà repéré celui-là et je crois que je vais me laisser tenter un de ces jours !

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