Accueil A Propos Blogroll

dimanche 13 novembre 2011

Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, Mary-Ann Shaffer et Annie Barrows

Un titre bien intriguant pour un roman sympathique et plein de fraîcheur!

L'histoire

Ce livre retrace la correspondance de Juliet, jeune écrivain en manque d'inspiration, avec la petite communauté au nom bien étrange du "Cercle des amateurs de littérature et de tourte aux épluchures de patates" de Guernesey. 
Tout commence en 1946, alors que l'Europe se relève de la Seconde Guerre Mondiale, lorsque Juliet reçoit la lettre d'un dénommé Dawsey qui habite sur la petite île de Guernesey au large des côtes normandes. Au fil des échanges épistolaires, elle découvre le quotidien de ses habitants durant la guerre, mais aussi des personnages hauts en couleurs...

Mon avis

En dépit de l'arrière-plan historique du roman ( l'après-guerre en Europe, le retour des déportés), ce roman est une véritable bouffée d'air frais. On découvre au fil des pages et des lettres, le caractère de chaque personnage, leur vie quotidienne pendant l'Occupation et comment ils ont réussi à rendre ce quotidien plus vivable grâce à ce fameux cercle littéraire qui a amené des gens, qui n'avaient pas ouvert de livre depuis l'école, à discuter littérature. J'ai beaucoup aimé les réflexions d'Isola sur Les Hauts de Hurlevent (moi aussi, j'ai sursauté à l'apparition du fantôme de Cathy!). Le style épistolaire permet à chacun de s'exprimer librement et de ponctuer le récit d'humour, de créer un certain suspens...C'est un genre que l'on a plus tellement l'habitude de lire de nos jours, ce qui est fort dommage, car je trouve cela donne une certaine vivacité au récit et qui n'a jamais été curieux de lire une correspondance? Mes reproches: une fin un peu trop rapide et surtout les séances du cercle qui auraient peut-être mérité d'être le sujet de plusieurs lettres...

Un roman qui se dévore très vite, trop vite, mais qui m'a remonté le moral en ces temps difficiles...

samedi 5 novembre 2011

The Princess' Man (Kdrama)


Drama coréen, 24 épisodes

L'histoire

Corée, XV ème siècle. C'est en se faisant passer pour la princesse Gyung Hye (Hong Soo Hyun), que la vive et curieuse Se Ryung (Moon Chae Won) rencontre Seung Yo (Park Shi Hoo). Le coup de foudre est immédiat, seulement le jeune homme ne connaît pas sa véritable identité. Elle est la fille du Grand Prince Su Yang (Kim Yeong Cheol), l'ennemi juré de son père Kim Jong Seo (Lee Sun Jae), qui a décidé de prendre le pouvoir par tous les moyens...

Mon avis

Une très belle histoire, c'est avec un peu de tristesse que j'ai quitté tous ces personnages que j'ai beaucoup aimé. Tout d'abord la jolie Se Ryung, héroïne vive, curieuse et audacieuse. Elle n'hésite pas à dire le fond de ses pensées et à s'opposer à son père, elle monte même à cheval (stupeur à l'époque, mais elle n'est pas très douée au début). Elle est aussi douce et pleine de bonté (peut-être un peu trop), c'est le trait de caractère que j'ai le moins aimé. Je m'explique: si au début, je l'ai beaucoup aimé pour les raisons précédentes, j'ai un peu regretté que cela s'efface au cours de l'intrigue où elle intériorise plus ses sentiments. Bon, cela peut se comprendre par les épreuves qu'elle a traversées, elle a mûri aussi, mais n'empêche que ça m'a manqué un peu...Elle est cependant à des lumières de Lee Dae Hae dans Chuno, autre sageuk (drama historique), où son personnage est plutôt cantonné à lancer des regards apeurés...


Ensuite, nous avons Seung Yu... Ah, quel sourire, quelle prestance...Et oui, je suis encore sous le charme. Il est loyal envers ses amis, intelligent et beauuuu (non ce n'est pas cela qui m'a fait aimé ce personnage...). Il mûrit lui aussi au cours des épisodes (faut dire qu'il n'est pas épargné, le pauvre). Je l'ai trouvé crédible dans son rôle de jeune homme tiraillé entre l'amour qu'il éprouve pour la fille de son ennemi et la promesse de vengeance qu'il a faite à son père.


L'alchimie entre les deux personnages est magique. Il y a une scène dans les premiers épisodes qui m'a donné des frissons, tellement elle était belle: c'est, je crois, l'une des plus belles scènes sur la révélation du sentiment amoureux que j'ai pu voir, celle de la balançoire où rien que dans le regard du personnage de Park Shi Hoo, on comprend ce qu'il ressent... Ajouter à cela un chanson magnifique! (Moi romantique, non...)


Concernant les personnages secondaires, je les ai plus ou moins aimés: 

- la princesse Gyung Hye, personnage assez froid et imbue d'elle-même au début, mais qui finit par montrer un peu plus d'humanité et de douceur, puisque rien ne lui est épargné... Il y a quelque chose dans son jeu qui ne me plaît pas trop (je ne l'avais pas non plus aimé dans Lie To Me), ici je regrette qu'elle en fait peut-être un peu trop dans le registre dramatique...notamment lorsqu'elle pleure. J'ai eu dû à croire en l’honnêteté du personnage.

- Jong Seo qui est au début la touche d'humour du drama. Dans les premiers épisodes, il ne pense qu'à s'amuser (on comprend alors pourquoi Seung Yu est son meilleur ami, les deux font la paire comme on dit...), mais qui se révèle par la suite pas si bête que ça et sait se révéler.

- Shin Myun, peut-être un peu too much dans sa façon d'exécuter la vengeance des autres, on dirait plus une machine...

Pour les personnages secondaires de secondaires, j'ai constaté un manque d'originalité: on retrouve toujours la gisaeng-qui-aime-le-héros-mais-qui-ne-voit-pas-que-le-rigolo-de-l-équipe-l-aime. On avait la même chose dans Chuno, j'ai trouvé ça un peu dommage, du déjà-vu, un peu d'inventivité ne fait pas de mal...

Concernant maintenant l'histoire (et oui, je me suis trop étalée sur les personnages, mais qu'en est-il de l'histoire??), il n'y a pas de temps morts. On pourrait scinder le drama en deux parties, la première légère sur la découverte des sentiments amoureux et la deuxième plus dramatique où l'Histoire, les complots prennent le dessus. Je ne me suis presque jamais ennuyé, l'histoire est bien mise en place, malgré un arrière-plan historique un peu compliqué (mais heureusement j'ai mon livre d'Histoire!). On a des batailles, des moments plus romantiques (la balançoire...!)... Le tout est savamment dosé et oscille entre les deux, sans tomber dans le pathos.
Le drama est mis en musique grâce à une OST de qualité, puisqu'on y retrouve des thèmes aux influences asiatiques et celtiques, de superbes ballades chantées par Baek Ji Young, Park Jung Min (du groupe SS501), Lee Young Hyun (Big Mama)... Cependant, à force de trop entendre les mêmes morceaux au même moment, je devinais ce qui allait se passer et certaines musiques ont fini par me lasser (surtout les thèmes en italien) et gâcher un petit peu le drama.

Et enfin un dernier mot sur les décors, les magnifiques costumes, les accessoires, les hanboks, ces couleurs multicolores qui illuminent l'écran, un vrai plaisir pour les yeux et pour la fan de costumes que je suis.




Un drama à ne pas rater pour les amateurs de sageuk et je vous conseille d'aller consulter les fiches consacrés au véritable roi Munjong et au Grand Prince Su Yang (en anglais), afin de mieux comprendre l'histoire, mais aussi de démêler les faits réels et issus de l'imagination des scénaristes...
 
Générique de The Princess' Man


mercredi 12 octobre 2011

Nord et Sud, Elizabeth Gaskell

Ah Nord et Sud...Non pas la série américaine avec Patrick Swayze, je parle bien du roman d'Elizabeth Gaskell, femme de lettre anglaise, amie de Charles Dickens et de Charlotte Brontë et de la magnifique adaptation de la BBC avec Richard Armitage...


L'histoire

Suite à sa décision de quitter l’Église et son presbytère de Heltsone dans le Sud de l'Angleterre, M. Hale emmène femme et enfant dans le Nord du pays, plus précisément, à Milton dans le Darkshire pour donner des cours privés. Un choc pour sa femme, mais aussi pour sa fille, Margaret qui découvre un nouveau monde bouleversé par la révolution industrielle, bien loin des verts pâturages du Sud. Elle fait connaissance d'une famille d'ouvriers, dont le père, Nicholas Higgins est impliqué dans le syndicat et prend leur parti. Ses idées vont s'opposer à celle de John Thornton, patron d'une usine de textiles, notamment sur l'ascension de ces nouveaux riches au détriment des classes ouvrières. Celui-ci ne tarde pas à ressentir des sentiments pour elle, tandis qu'une grève commence à s'organiser au sein des manufactures de Milton...

Mon avis

Cela faisait presque qu'un an que ce livre était sur ma table de nuit et je me suis qu'un jour, il fallait bien que je le finisse. J'ai trouvé l'histoire un peu longuette par certains moments, c'est pourquoi je l'ai lu par période. Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est tout l'arrière-plan de l'histoire, une société bouleversée par l'arrivée de la révolution industrielle, les confrontations entre ouvriers et patrons. Je lui ai trouvé un côté moderne, alors que ce roman a été écrit de 1854 à 1855, notamment sur les passages sur la grève (ça n'a pas changé les rivalités entre les syndicats!), la condition des ouvriers (qui pourraient avoir quelques échos avec notre monde d'aujourd'hui notamment dans des pays comme la Chine et l'Inde). Elizabeth Gaskell décrit très bien un monde qui change à travers le regard d'une jeune femme, qui vient d'un tout autre univers, plus agricole. Concernant la romance, j'ai peut-être plus apprécié le personnage de Margaret Hale dans le roman que dans la série, je l'ai trouvé un peu moins orgueilleuse. Quand à John Thornton, il a l'esprit curieux et pratique, il sait retenir ses émotions et derrière une attitude froide, se cache un vrai gentleman.
Les nombreuses références à des poètes ou religieuses m'ont un peu pertubé: je n'aime pas avoir sans cesse à me référer à la fin du livre pour en découvrir la signification, mais cela est plus une question d'édition et non lié au roman en lui-même.

Maintenant, parlons de la merveilleuse adaptation de la BBC de 2004 en quatre épisodes. Elle met en scène Daniela Denby-Ashe dans le rôle de Margaret Hale et Richard Armitage dans celui de John Thornton. Je l'avais vu bien avant de lire le livre et d'ailleurs la version française du DVD sortira en novembre 2011.
J'ai vraiment hâte de la revoir, d'autant que cela fait maintenant quelques années que je l'ai vu en VO.

John Thorton
Margaret Hale
 “I believe I’ve seen Hell and it’s white, snow white.”
(Ma citation préférée de cette adaptation)



lundi 19 septembre 2011

La Corée du Choson: 1392 - 1896, Francis Marcouin

Voilà un ouvrage qui saura combler la curiosité de ceux, qui, comme moi s'intéresse de prés à la Corée et son histoire...Mais aussi de mieux comprendre les dramas coréens historiques...


Une présentation

Les guides des Belles Lettres des Civilisations sont des ouvrages qui permettent de découvrir de nombreux aspects de différentes cultures, qu'elles soient romaines, japonaises ou mayas.
En l’occurrence, c'est de la Corée et plus précisément de l'époque Choson (ou Joseon) , période clé de l'histoire de ce pays puisqu'elle va durer plus de cinq siècles jusqu'à la colonisation par les Japonais à la fin du 19ème siècle.
On l'appelait alors le royaume ermite, un petit pays secret et mystérieux, mal connu des Occidentaux, qui avait pris pour idéologie le confucianisme.

Mon avis

Un livre très complet pour qui veut découvrir cette civilisation méconnue et comprendre comment la Corée est devenue ce qu'elle est aujourd'hui, même si le livre ne traite pas du 20ème siècle.
Le livre est classé en période en plusieurs parties:
- L'histoire: un aperçu de ces cinq siècles, bien résumé, où l'auteur fait un rapide retour en arrière avec les Trois Royaumes, le Koryo avant d'expliquer comment le pays s'est peu à peu isoler de ses voisins puissants et du monde.
- La vision de l'espace: comment et pourquoi le pays a vécu si longtemps en autarcie, quelle était la structure des villes et des villages...
- La hiérarchie sociale, l'organisation politique et la vie politique...
Et enfin la partie qui m'a le plus intéressée, la vie quotidienne des Coréens à cette époque: la vision du temps, la religion, les arts et la vie privée avec notamment la place de la femme dans la société, le costume...
A la fin de l'ouvrage, on retrouve un index biographique avec la présentation de plusieurs grands personnages clés du Choson.
C'est très instructif et le tout est agrémenté de dessins, de schémas et de tableaux. J'ai beaucoup apprécié la façon dont ce livre a été réalisé, on peut tout aussi bien lire quelques passages ou le lire d'une seule traite. Ce n'est jamais trop récit très scientifique, mais au contraire c'est un livre d'histoire à la portée de tous.
En résumé, un ouvrage à recommander fortement!
Je serais très intéressée pour lire d'autres livres de cette collection notamment sur la Chine classique et le Japon d'Edo, mais ils sont difficiles à trouver en librairie. Peut-être plus facilement sur internet...

mardi 9 août 2011

The Greatest Love (Kdrama)

Voilà un certain temps que je n'ai pas posté ici...Erreur réparée!


The Greatest Love

Drama coréen, 20 épisodes



L'histoire

Il y a dix ans de cela, Goo Ae Jung était une des membres du célèbre groupe The National Treasure. La séparation du groupe fut brutale. Elle devint alors la victime de rumeurs la présentant comme l'investigatrice de cet évènement. Aujourd'hui, introvertie et maladroite, elle essaie tant bien que mal de s'en sortir, accompagné son frère de manager, en allant d'émission en émission pour gagner sa vie. Par hasard, elle rencontre une star un peu mégalomane, Dokko Jin, qui fait partie de la même agence. Entretemps, Goo Ae Jung se retrouve dans une émission de "dating", Couple Making, organisée par une ancienne membre de The National Treasure, Kang Se Ri, qui n'est autre que l'ex-petite amie de Dokko Jin (vous me suivez?). Enfin, un jeune docteur en médecine oriental, Yoon Pil Jol se retrouve malgré lui le héros de ce nouveau programme...
Commence alors une étrange relation entre ce quatuor amoureux...

Mon avis

Voilà quelques temps que je l'ai fini, je dirais que je n'ai ni adoré, ni détesté . J'ai trouvé le traitement de l'histoire un peu maladroit, ça partait un peu dans tous les sens. J'ai bien aimé les premiers épisodes avec les situations cocasses, l'histoire du foulard, Dokko Jin répondant par téléphone aux questions de l'émission télé. Cependant, le rire fait place peu à peu à l'émotion avec notamment  les tourments amoureux entre les personnages, le passé douloureux de Ae Jung au sein du groupe (qui, je trouve, a souffert d'un traitement trop rapide) et le passé de Dokko Jin.
Gong Hyo (Goo Ae Jung) Jin et Cha Seung Won (Dokko Jin) forment un couple improbable mais adorable, j'ai adoré leurs scènes ensemble, lorsque la romance s'installe peu à peu...Ah, c'était vraiment mignon!
D'un autre côté, j'avoue que je me suis pas mal ennuyée sur certains épisodes, où j'avais envie de secouer Ae Jung. Je l'ai trouvé parfois un peu molle et lente à réfléchir, trop naïve. Quand à Cha Seung Won, je crois que je le préfère dans un registre plus dramatique (comme Athena), certaines fois, il fait vraiment trop! Trop de mimiques, trop de surjeux... Et ne parlons pas du personnage interprété par Yoon Kye Sang que j'ai trouvé inutile (et dont j'avais très envie de lui enlever ces grosses lunettes!). Enfin Yoo In Na interprète un personnage détestable à souhait, mais dont on comprend mieux les desseins qu'à la fin de l'histoire.

En résumé, un drama pas vraiment marquant avec cependant quelques scènes cocasses, des répliques cultes "I am Dokko Jin", "Ding Dong", des histoires de patates (ceux qui l'ont vu comprendront...) et de recharges... Dugeun, dugeun....

Pour l'instant, Hong Gil Dong reste pour moi à ce jour le meilleur drama des soeurs Hong.


Même les patates ont un coeur...

La chanson phare du drama (Et vous ne pourrez vous empêcher de fredonner dugeun, dugeunnnn...)
써니힐 (Sunny Hill) 두근두근 (Pit-A-Pat)_최고의 사랑

dimanche 19 juin 2011

Les années douces, Taniguchi et Kawakami


L'histoire

Tsukiko, âgée de trente-sept ans, a ses habitudes dans un petit bistrot de quartier. Un jour, alors qu'elle vient commander son repas, elle rencontre un homme élégant et solitaire. C'est ainsi qu'elle revoit son ancien professeur de japonais après tant d'années. De là naît une amitié entre ces deux personnages. Au gré de leur emploi du temps, ils se retrouvent par hasard le soir toujours au même endroit, puis improvisent des sorties ensemble. Au fur et à mesure de leur rencontre, de nouveaux sentiments naissent...

Mon avis

Après avoir lu Quartier Lointain du même auteur que j'avais beaucoup aimé, j'ai décidé de continuer la découverte de ses œuvres. Ce manga d'auteur, adapté du roman de Kawakami Hiromi,  parle de la naissance de sentiments du point de vue de Tsukiko, jeune trentenaire célibataire. Ces deux personnages, qui, au premier abord semblent si différents, se rapprochent au fur et à mesure de leurs rencontres. On suit l'évolution d'une relation amoureuse, des premiers émois de Tsukiko, les jalousies et parfois l'on se reconnaît dans les questionnements de Tsukiko dans la découverte de l'amour.  C'est aussi un ouvrage très poétique, on se perd dans les rêveries de l'héroïne, dans la contemplation d'un paysage...Le trait précis de Jirô Taniguchi donne une touche de réalisme aux dessins. Un seul bémol, une certaine lenteur, mais qui est compensé par le découpage des chapitres par rencontre. On peut donc s'arrêter dans sa lecture et la reprendre sans perdre le fil.

lundi 6 juin 2011

L'étrange voyage de Monsieur Daldry

Où il est question d'un certain Monsieur Daldry non pas réalisateur, mais personnage du dernier roman de Marc Levy...

L'histoire

Alice a tout pour être heureuse: des amis sur qui compter, un travail qu'elle aime...Pourtant, la veille de Noël, sa vie va être bouleversée à jamais. Elle rencontre une mystérieuse voyante qui lui prédit qu'elle devra entreprendre un long voyage et rencontrer 6 personnes qui la mèneront vers  l'homme de sa vie...Bien qu'elle n'ait jamais cru à la voyance, elle est bientôt hantée par des cauchemars. C'est son voisin, l'étrange Monsieur Daldry qui la persuade de partir vers la lointaine ville d'Istanbul...

Mon avis

Lorsque l'on parle de Marc Levy, les avis sont très divisés... J'avais déjà lu dans le passé Et si c'était vrai..., que j'avais trouvé très niais (et que dire du film!), puis La prochaine fois (que j'ai complètement oublié, je ne rappelle même plus de l'histoire!). Voyant L'étrange voyage de Monsieur Daldry sur les étagères de ma bibliothèque et intriguée par les publicités diffusées à la radio, je me suis dit pourquoi pas retenter une nouvelle fois? 
Le premier tiers du livre ne m'a tellement emporté, je me suis plutôt ennuyée jusqu'à laisser le livre de côté pendant une semaine. Les personnages sont un peu "plats", la vie d'Alice à Londres est plutôt déprimante et je me disais "Mais où est ce fameux voyage?" Et puis devant le rendre, j'ai bien été forcée de le finir.
Le style de Marc Levy est très simple, mais il ne me fait pas du tout rêver. Je trouve que c'est plat, ça manque de poésie. J'ai dû mal à expliquer, mais il manque ce "truc", qui nous emporte ailleurs...notamment dans les descriptions à Istanbul, il n'y a aucune vie, aucune odeur qui en ressort (je ne suis jamais à Istanbul, mais j'imagine que c'est une ville "qui vit"). En revanche, j'ai  bien aimé les joutes verbales entre Alice et Monsieur Daldry, même si au bout d'un moment cela devient lassant. D'ailleurs, je n'ai pas éprouvé de réels attachements pour ces deux personnages. En ce qui concerne l'histoire, je l'ai trouvé un peu prévisible par moment, même si j'ai été surprise par le dénouement.
En résumé, j'ai à la fois aimé et pas apprécié ce livre, je me suis un peu ennuyée, seul le personnage de Monsieur Daldry anime ce roman. Ce n'est pas un mauvais roman, c'est même mieux que les deux autres livres de Marc Levy que j'avais lu, mais il manque ce quelque chose, qui anime la lecture, qui nous emporte...